L'utilisation des gels ou des solutions hydro-alcooliques à la plage

Des dermatologues espagnols ont mis en garde sur l’utilisation des solutions ou des gels hydro-alcooliques lors d’une exposition prolongée au soleil dans le quotidien El Mundo. Dans un communiqué publié le 23 Juin dernier, la Société Française de Dermatologie a souhaité apporter des précisions sur la tolérance de ces produits lors des expositions au soleil et sur la plage. La désinfection des mains à la solution hydro-alcoolique (SHA) est très utile et pratique lorsque l’on n’a pas d’accès à un point d’eau durant cette pandémie de Covid-19.

 

Rappel sur la composition des SHA

Les solutions hydro-alcooliques ont toutes des compositions variées mais elles comportent toujours de l’alcool (éthanol, isopropanol) et un antibactérien (péroxyde d’hydrogène, chlorhexidine…). Elles peuvent aussi comporter des adoucissants (glycérine...), des parfums ou des huiles essentielles. Les SHA sont uniquement des solutions désinfectantes (contre les bactéries, virus, champignons), elles ne permettent pas de laver les mains. Les composants des SHA ne sont ni photo-toxiques, ni photo-sensibilisants.

 

A quoi il faut faire attention dans l’utilisation de ses SHA ?

Les solutions hydro-alcooliques avec des parfums ou des huiles essentielles peuvent entraîner une pigmentation de la peau lors de l’exposition au soleil.

Il ne faut pas utiliser une SHA avec des mains mouillées, notamment après une baignade car l’eau dilue l’alcool et la SHA perd de son efficacité.

L’utilisation des SHA contenant du péroxyde d’hydrogène (agent antibactérien), sur des mains mouillées, entraîne une réaction exothermique qui rend la solution irritante pour les mains.

 

Les conseils de la Société Française de Dermatologie lors d’une journée à la piscine ou à la plage

Il est préférable de se laver les mains avec de l’eau et du savon. Si l’on souhaite absolument utiliser une solution hydro-alcoolique, il faut avoir les mains bien sèches et éviter les SHA contenant des parfums ou du péroxyde d’hydrogène.

 

Source :

https://www.sfdermato.org/media/pdf/actualite/sha-9cf856a217875ddec099b869baff6925.pdf

 

Dr Elodie Duquenne